Les réjouissements du Green New Deal

Les réjouissements du Green New Deal

Les réjouissements du Green New Deal

L’engouement autour du Green New Deal est un grave problème pour le mouvement écologiste et doit absolument être combattu. En effet, point question d’écologie là dedans, mais une énième tentative de faire perdurer notre système industriel et ses aberrations (autoritarisme, dogme économique, gestion de la nature en tant que ressource destinée à l’humain etc…). Petit panorama des idées principales portées par ce Green New Deal avec l’aide d’une traduction faite par Etopia, un bureau d’étude belge de greenwashing comme il en pullule de partout à présent.

Morceaux choisis:

« Être écologiste en ce début du 21e siècle signifie s’engager franchement à perfectionner la civilisation » La civilisation industrielle doit être démantelée, la perfectionner c’est la rendre encore plus efficace pour détruire ce qu’il reste du monde vivant.

« L’énergie renouvelable est une énergie abondante. Un nombre croissant d’alternatives renouvelables garantit une énergie propre et inépuisable. Le défi est de transposer ces technologies à une dimension industrielle. » Par « énergie » il faut bien entendre « énergie électrique » et non « énergie mécanique ». L’électricité propre n’existe pas, c’est une réalité physique. Le mensonge des énergies vertes a la peau dure.

« L’efficacité est source de profit. » Du capitalisme vert pur et dur.

« La ville bat la périphérie. Les habitants de Manhattan consomment moins d’énergie que la moyenne américaine. La dispersion de l’habitat gaspille le territoire et génère des embouteillages alors que sa concentration utilise l’espace et les infrastructures de manière beaucoup plus judicieuse. Elle favorise aussi la marche à pied, les transports en commun et la convivialité. » Là on atteint des sommets. La « convivialité » des villes, véritables prisons à ciel ouvert où règne la violence sociale, la violence du stress urbain sur les corps et les esprits des habitants qui en tombent massivement malade et la violence sur la nature qui y est quasi intégralement détruite et reléguée à la périphérie où elle n’est bonne qu’à être exploitée pour nourrir la « ville en transition » de demain. Une ville ne peut pas être écologiquement soutenable, ni être gérée de façon démocratique. Il faut ré-organiser nos modes de vie hors des villes pour qu’ils soient compatibles avec la régénération des milieux vivants.

« La richesse vient de la qualité et non de la quantité. » L’argument préféré des plus privilégiés de cette planète qui peuvent se permettre d’y mettre le prix. Pour les autres…

Bref, le sauvetage de la planète ne passera pas par une table de négociation, ni par une banque d’investissement, ni par des entreprises vertes, mais par la résistance, le combat, l’autonomie et la solidarité.

Article source dans lequel Etopia livre sa vision de l’écologie proche du Green New Deal.

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